Pendant de longues années, j’excelle dans la technique du bonhomme bâton. Un art moyennement apprécié par mes professeurs de dessins qui saluent néanmoins mes efforts par des notes dépassant parfois les 10.
A défaut de maîtriser crayons et pinceaux, c’est dans les musées et au cœur des livres que je féconde ma culture artistique, fantasmant mon propre univers dans un entrelacs de matières. Je vénère Klimt, Turner ou Schiele.
J’ai vingt ans et c’est le double d’années plus tard que je passe à l’acte. Les débuts sont (très) balbutiants. Comme je ne sais toujours pas dessiner, je joue sur les formes, les couleurs et l’harmonie des espaces. L’expérimentation est laborieuse, mais à force de persévérance, mon style devient plus maîtrisé. Lors d’un premier accrochage, je suscite la curiosité, quelques commentaires admiratifs et réalise mes premières ventes. Un accueil encourageant qui infuse plus que jamais ce qui est devenu une passion au fil des expositions.
En 2015, avec d’autres artistes, je crée l’Arbre à Plumes à Conflans, un collectif de créateurs qui développe une galerie d’art au cœur de la Cité Médiévale.
Quelques dizaines d’expositions plus tard, je fais ma première apparition dans un dictionnaire consacré à l’art. Fabin. Avec un petit F, mais juste derrière le grand E de Max Ernst. Le hasard est bien flatteur… mais c’est un pied de nez à mes professeurs que mes compositions amusaient doucement. S’ils savaient.
On qualifie ma création de pointillisme ethnique. Une définition que j’assume et essaie de faire progresser avec l’objectif de l’équilibre idéal entre la beauté des formes et l’harmonie des couleurs. Même si son impact est secondaire dans mon travail, le souci de l’écologie est constant : le recyclage de bijoux ou de vieux papiers au sein de mes toiles n’est pas qu’une opportunité, il illustre ce désir de donner une seconde vie aux objets, une deuxième existence esthétique.
Ugine
Aime
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Plancherine
Bourg-st-Maurice
Moûtiers
Courchevel
Aime